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Staple.ch | 22 septembre 2018

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Chez les geeks : le Bitcoin

Le Bitcoin

 

Créé en 2009, sous la mouvance du b-money, le bitcoin, la monnaie virtuelle aux multiples ambitions, connait aujourd’hui quelques désillusions. Mais qu’est-ce donc? Explication.


 

Aujourd’hui, plus de 3 millions de personnes utilisent cet argent numérique pour acheter ou vendre des biens et services. Une toute nouvelle forme de transaction qui permet aux usagers, souvent les plus aguerris, d’effectuer des échanges commerciaux entre eux.La principale caractéristique de cette monnaie réside sur le principe du peer-to-peer, c’est-à-dire que l’opération se fait entre utilisateurs, sans intervention d’un intermédiaire, comme, par exemple, le paiement par carte bancaire. En d’autres termes, l’achat ou la vente est payé en liquide numérique sans la présence d’une tierce entreprise et donc exempt de taxes. Aussi, réaction à la crise oblige, le Bitcoin a la particularité d’être décentralisé : l’émission de monnaie n’est assurée par aucune institution bancaire centrale.

 

Bien au contraire, ce sont les utilisateurs eux-mêmes qui gèrent l’organisation et la fixation du prix. Cette structure numérique, avant tout basée sur la confiance, impose à chaque usager de disposer d’un registre qui consigne de manière exhaustive le solde de tous les internautes. Ce répertoire a également la capacité de s’actualiser instantanément à chacune des transactions effectuées. À noter que l’organisation, le cryptage et la création du Bitcoin sont opérés par des utilisateurs « volontaires », appelés mineurs. Ils sont munis de logiciels et de matériels puissants qui agencent les échanges numériques, et ces derniers sont évidemment payés cryptomonnaie.

 

Bien sûr, le Bitcoin n’est pas le seul à proposer ces espèces, Ripple ou encore Litecoin offrent aussi le même type de produit, sans pour autant être aussi répandus que leur principal concurrent. Mais l’emploi reste le même. En effet, chaque utilisateur doit détenir un portefeuille permettant de s’inscrire dans le réseau de transactions. Mais le télécharger demande du temps et beaucoup d’énergie. Pour cette raison, des sites proposent d’héberger les portefeuilles gratuitement voire même d’élaborer des plateformes d’informations financières (le Blockchain par exemple).

 

Mais toute médaille a un revers : le succès du Bitcoin n’a jamais été éloquent, bien que le fantasme fut grand, comme peuvent l’affirmer certains experts. Les portefeuilles sont nombreux, mais les transactions restent rares. De plus, les mineurs, en faible quantité sur le marché, se concentrent surtout en Chine impliquant ainsi que quelques individus ont le contrôle sur plus de la moitié de la structure Bitcoin. Ainsi, l’indépendance économique prônée par cette révolution virtuelle n’a pas fait écho dans l’internet populaire. Seuls les initiés, notamment les adeptes du deep web, s’y accrochent en élaborant des réseaux hermétiques, mais surtout peu accessibles aux profanes, de par la complexité et la durée de ces transactions. Le b-money n’est-il alors destiné qu’aux utilisateurs numériquement lettrés ? Pour le moment, il semblerait que oui.

 

Crédit photo: Jason Benjamin


Références

Lesechos.fr

Himbra

Scienceetavenir.fr

Blockchain France

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