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Staple.ch | 22 septembre 2018

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Etends ta culture : Pussy Riot

Etends ta culture : Pussy Riot

Impossible de lire l’actualité sans constater les frasques politiques de Poutine. Et si cette fois-ci on s’intéressait à ses détracteurs, ou plutôt détractrices ? Les Pussy Riot, groupe punk féministe et anti-Poutine par excellence protestent depuis 2011 contre les magouilles véreuses du président russe. Portrait.


Pussy Riot, émeute de chattes de son petit nom français, est punk tant par sa musique que par son idéologie. Tels les Iroquois sur patte des années 1970, les trois jeunes femmes qui composent le groupe, contestent l’ordre capitaliste établi par Poutine et revendiquent la liberté individuelle à tout prix. Pour ce faire, elles se munissent de collants et de cagoules et partent dénoncer les mensonges du gouvernement russe au travers de performances artistiques, choquantes pour plus d’un Soviétique.  

 

Le groupe s’est d’ailleurs fait connaître sur le plan international en 2012 à la suite d’une prière punk clamée au sein d’une église orthodoxe moscovite. Les membres du collectif ont notamment imploré la vierge Marie de chasser Vladimir Poutine. L’intervention pour le moins osée des filles a valu à deux d’entre elles une peine de deux ans en camp de travail pour hooliganisme. Celles-ci ont finalement été graciées par le président fin 2013. Quelques mois plus tard, la machine des Jeux olympiques de Sotchi, vitrine de l’autocratie parfaite de Poutine était lancée. 

 

En dehors de leurs performances musicales, les membres du groupe militent sur autant de sujets qu’elles utilisent de moyens d’expression. Donc beaucoup. Le leader du collectif, Nadejda Tolokonnikova dont le fer de lance est la lutte contre la censure, omniprésente en Russie, a notamment créé le site d’information Mediazona pour apporter une alternative aux médias publics alors dirigés par notre cher Vladimir. Elle a également écrit le livre Désir de révolution dans lequel elle dénonce les conditions de vie désastreuses que subissent les prisonniers des camps de travail. 

 

Par ses interventions, le groupe entend donc révéler aux citoyens russes, la vérité sur leur président dont la cote de popularité frôle les 80% depuis plus d’un an. Les Pussy ne manquent donc jamais une occasion de hurler leur façon de penser à la population. La dernière victime en date des punkettes, le gouverneur général russe Louri Tchaïka en a d’ailleurs fait les frais. Celui-ci est communément considéré comme l’une des élites les plus corrompues du pays, s’enrichissant sur le dos des citoyens. Pussy Riot lui rend hommage dans son clip CHAIKA.

Crédit photo : cea+


Références

FranceInter : interview Nadejda Tolokonnikova

Monde : l’opportune « bienveillance » du Kremlin

LeMonde : Pourquoi le nouveau clip des Pussy Riot s’en prend au procureur général russe

Poutnik France : la côte de popularité de Poutine bat des records

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