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Staple.ch | 22 septembre 2018

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La boîte à scandales : l'affaire Bygmalion

L'affaire Bygmalion

Nicolas Sarkozy a été mis en examen le 16 février dernier pour la très médiatique affaire Bygmalion. Un épisode qui peut être couteux pour le prochain candidat à la présidentielle 2017. Mais au fond, sur quoi porte cet incident?


 

Les campagnes présidentielles françaises reposent sur plusieurs règles, notamment financières, pour respecter un évident problème d’équité. Et l’affaire porte sur la transgression de l’une d’elles : le plafonnement des dépenses. En effet, lors de l’élection en 2012, les dépenses maximales liées aux campagnes du second tour s’élevaient à 22,5 millions. Un plafonnement que Bygmalion, entreprise alors choisie par Jean-François Copé pour organiser la campagne de Nicolas Sarkozy, n’a pas respecté en élaborant des fausses facturations.

 

Plus clairement, chaque candidat ouvre un seul compte, ici l’Association pour le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy. Un compte qui sera alors examiné par une commission permettant un remboursement de 47,5% de l’argent dépensé par la campagne. L’enjeu est donc essentiel. Or, la campagne de Sarkozy a, en quelques mois, atteint la limite budgétaire, de par la multiplication de meetings électoraux voulus par le candidat. L’idée de l’équipe de campagne fut donc de payer ces réunions publiques couteuses grâce aux fonds de l’UMP : le parti prend en charge les frais qui auraient dû être imputés au compte public du candidat. L’UMP et Bygmalion fabriquent ainsi des factures falsifiées représentant des dépenses liées à des conventions de parti, alors que celles-ci se rapportent aux meetings de campagne de Sarkozy. Une supercherie dissimulée grâce à une double comptabilité bien rodée.

 

Officiellement, le plafond autorisé de 22,5 millions n’aurait jamais été atteint par Nicolas Sarkozy, ce qui peut paraître incongru au vu des 44 meetings tapageurs qu’il aurait effectués et face aux 10 autres de François Hollande. Aussi, l’enquête rapporte que Bygmalion aurait caché dans sa comptabilité une dépense s’élevant à plus de 18,5 millions, en plus des frais officiels liés au compte de la campagne. En bref, une faute colossale qui mènera, en 2014, à la mise en examens des fondateurs de Bygmalion, entre autres. Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy se justifient en clamant ne pas avoir été au courant des coulisses financières de la campagne. Bien que le parti s’efforce de se composer une nouvelle image, en s’appelant désormais les Républicains, les faits sont loin d’être enterrés, surtout si Nicolas Sarkozy en est son président.

Crédit photo: francebleu.fr


Références

Lemonde.fr

Lexpress.fr

Huffingtonpost.fr

 

 

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