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Staple.ch | 24 mai 2018

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La boîte à scandales : les Panama Papers

Panama Papers

Le dimanche 3 avril, le scandale des Panama Papers est dévoilé. Une histoire de milliardaires grassouillets (pour la plupart, c’est certain !) qui dissimulent effrontément leur argent au Panama. Se répand alors une flopée d’articles partant du principe que la plupart des intéressés maitrisent l’acception « sociétés offshore » et les autres rouages de l’évasion fiscale. Fort malheureusement, la majorité de la population n’est pas concernée par ces préoccupations cossues. Résumé des Panama Papers pour nous autres les pauvres.


 

Il y un peu plus d’un an, un certain John Doe, nom d’emprunt vous l’aurez compris, envoie au journal allemand Süddeutsche Zeitung des données confidentielles prouvant la fraude fiscale de plusieurs milliardaires entre 1977 et 2015. Une enquête journalistique, coordonnée entre plusieurs journaux mondiaux, s’ensuit et divulgue le scandale le 3 avril dernier. Une investigation de grande envergure révélant l’évasion fiscale d’un grand nombre de personnes influentes. Ces dernières auraient caché une partie de leur fortune afin de ne pas les soumettre aux impôts. Pour opérer à cette mascarade, il est donc nécessaire d’avoir à disposition un pays fiscalement friendly, comme le Panama, des pros de la société offshore tel que le cabinet d’avocats Mossack Fonseca et enfin, des gens très riches.  Eux, on les connaît.

 

Le procédé est donc le suivant. Pour ne pas devoir déclarer une grosse somme qui risque d’être ponctionnée par l’État dans lequel on est domicilié, il faut le déplacer dans un autre pays qui pratique des taux d’imposition très faibles voire nuls appelés paradis fiscaux. Pour que cela fonctionne, l’intérêt est de camoufler son argent via une société offshore, c’est-à-dire, une entreprise en service dans un autre pays que celui imposable. Son existence n’est pas illicite, mais sert souvent à des fins illégales. En effet, l’entreprise, installée dans un paradis fiscal doté du secret bancaire, permet à ses détenteurs de se soustraire de l’impôt et même de blanchir de l’argent tout en préservant son anonymat. La société sert donc d’écran pour fructifier en toute discrétion. Le procédé est alors à peine plus sophistiqué que celui de Gus Fring qui blanchit son argent via son fastfood Los Paulos Hermanos. 

 

D’une suspicion apparente, le cabinet d’avocat, Mossack Fonseca se spécialise dans les sociétés offshore panaméennes. Un bureau qui a su exploiter un marché juteux: la création de sociétés offshore qui aboutit bien souvent à des manoeuvres semi-légales nécessitant l’intervention d’avocats avisés. Le cabinet commence même à se constituer une réputation presque mafieuse tant elle multiplie les accusations pour fraudes, notamment dans le très médiatique scandale de Petrobras; et aujourd’hui, dans celui des Panama Papers. 

 

Crédit photo : Matthew Straubmuller


 

Références

Le Temps, Le scandale des Panama Papers en 3 minutes

RTL, Panama Papers : qu’est-ce que Mossack Fonseca, la société par laquelle le scandale est arrivé ?

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