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Staple.ch | 19 décembre 2018

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Brille entre amis politiciens : le Brexit

Brille entre amis politiciens : le Brexit

Après le Grexit qui pendait au nez de l’Europe depuis 2009 mais qui n’est jamais arrivé, vient le Brexit, contraction du terme British et exit, faisant alors référence à la possible sortie de l’Union européenne de l’Angleterre. Le 23 juin prochain, un référendum se tiendra à ce propos. De quoi faire frémir le reste de l’Europe et la banque nationale qui se préparent au pire. Explications.


Tout commence en 2013, lorsque le premier ministre britannique David Cameron, promet un référendum, un vote populaire, remettant en cause la place de la Grande-Bretagne au sein de l’Union européenne, afin de se faire réélire. Chose faite, l’heureux élu se doit de tenir ses promesses. Grand mal lui fasse puisque le premier ministre conservateur est pour le maintien du pays dans l’Union européenne. Afin de désamorcer la bombe qu’il a posée tout seul comme un grand, David Cameron a alors tenté maintes négociations diplomatiques au cours de ces derniers mois. Il a réussi à négocier des avantages fiscaux si la Grande-Bretagne décide de rester au sein de l’Union, de quoi essayer de faire pencher la balance du côté d’un oui à l’Europe. Selon les derniers sondages, la tendance est au maintien du pays au sein de l’Union européenne, mais l’écart entre les deux camps demeure fragile.

 

Parlons-en, des pro et des anti-Brexit. Du côté de ceux en faveur de la sortie du Royaume-Uni, on trouve le partie UKIP (Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni) ainsi qu’une minorité du parti conservateur représentée par Boris Johnson qui, en cas de sortie de Angleterre, n’hésitera pas à briguer la place de l’actuel premier ministre, David Cameron. Selon les partisans du Brexit, la Grande- Bretagne se porterait mieux économiquement puisqu’elle ne subirait plus la réglementation fiscale européenne, plainte récurrente chez les Britaniques. Elle permettrait également de serrer la vis en ce qui concerne l’immigration, puisque le pays ne serait plus soustrait aux lois européennes qui s’appliquent à ce sujet.  Du côté des pro-européens, le discours est tout autre. On redoute un éclatement du pays, avec l’Ecosse, très pro-Europe, qui pourrait demander un nouveau référendum pour l’indépendance au Royaume-Uni. Si l’Angleterre ne devra plus payer sa cotisation à l’Union européenne en cas de sortie, celle-ci ne bénéficiera plus de ses subventions et se verra peut-être même privée des accords fiscaux et douaniers dont bénéficient par exemple la Norvège et la Suisse, deux Etats non membres mais qui collaborent étroitement avec l’organisation européenne.

 

L’Union européenne subit en ce moment une remise en question de taille. Car, si le Grexit pouvait passer pour un cas isolé dû aux mauvaises finances de la Grèce et de manière générale, à la crise de 2008, la potentielle première sortie d’un Etat membre pose la question d’une éventuelle suite de domino. Le continent européen connaît depuis plusieurs années, une certaine droitisation, les partis d’extrême droite dissidents s’immiscent dangereusement au sein des gouvernements. Et, bien qu’ils soient eurosceptiques, multiplient les sièges au Parlement européen. En ce qui concerne l’Union européenne elle-même, celle-ci se retrouve face à ses fêlures. Car si, elle s’est encore agrandie avec l’arrivée de 13 nouveaux pays membres depuis 2004, elle semble négliger ce qui constitue sa cohésion.

 

Crédit photo : European Parliament


 

Références

Le Temps : Brexit expliqué en 5 minutes

Le Soir : pro-européens remontent dans les sondages

L’Express: Brexit, qui est in et qui est out

BFMTV : Quelles seraient les conséquences d’une sortie du Royaume-Uni

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